AMINA BADIANE SE LACHE: «Ndèye Astou Sall n’est pas une bonne ambassadrice de la beauté sénégalaise….elle n’est pas digne d’être une Miss… elle n’est pas naturelle»

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Voilà une sortie qui fera couler beaucoup d’encre. 7 mois après son sacre comme Miss Sénégal Nouvelle Vision, Ndèye Astou Sall est complétement passée à côté de ce qui était prévu par le comité. Amina Badiane a tenu à dire ses quatre vérités à «sa» Miss qui a pris son envol dès la proclamation des résultats.

Les Echos : Est-ce que vous pouvez vous présenter à nos lecteurs et nous faire un bilan de votre première édition ?

Je m’appelle Amina Badiane. Je suis ex-mannequin international. Je suis la Directrice de Africa Industrie Magazine. J’ai vécu pendant 20 ans en Italie. J’ai la trentaine. Je suis rentrée au Sénégal pour investir dans mon pays. J’avais remarqué que Miss Sénégal était en chute pendant deux ou trois ans et j’ai racheté les droits d’organisation à Moise Ambroise Gomis. Notre première édition a été une réussite et j’en profite pour remercier les institutions comme le ministère du Tourisme, le ministère de la Culture et d’autres entreprises du secteur privé qui nous ont accompagnés même s’ils ne sont pas nombreux. Après, nous avons eu beaucoup de contacts et beaucoup de visibilité au niveau de l’international, parce que l’évènement a été diffusé par la presse internationale. Donc, nous avons eu un retour positif. Je dois participer à la finale de Miss Côte d’Ivoire dont je suis l’invitée d’honneur le 3 juin. C’est le président du comité M. Yapobi qui m’a invitée. Il avait fait le déplacement l’année passée pour voir Miss Sénégal.

A vous entendre parler, vous auriez espéré recevoir plus de soutien, mais tel n’a pas été le cas. Est-ce que vous ne regrettez pas d’avoir acheté les droits d’organisation de Miss Sénégal ?

Non je ne le regrette pas parce que j’ai reçu beaucoup de satisfecit au niveau des autorités. En ce moment, je fonce sur ma deuxième édition. Pour le moment, on ne peut pas faire grand-chose du moment que le Ramadan approche et les élections législatives aussi ; donc on va démarrer juste après la Korité.

On va rester sur l’édition précédente pour parler des droits de diffusion. Etiez-vous surprise de voir une télévision de la place vous demander plus de 50 millions pour la retransmission en direct de la finale de Miss Sénégal Nouvelle Vision ?

Rires…On m’a même demandé plus que ça. Je ne citerai pas de télévision parce que je suis appelée à travailler avec tout le monde, mais je remercie beaucoup Bougane Guèye Dany qui m’a comprise et m’a accompagnée pour la réussite de cet événement. Il y avait différentes propositions. Des gens m’ont demandé une centaine de millions. Je peux comprendre qu’une télévision ou le propriétaire de la télévision ait des coûts à couvrir. D’ailleurs, je lance un appel aux télévisions pour qu’elles m’accompagnent parce que je débute et tout début est difficile.

Pour en revenir à la Miss qui a été élue l’année passée, la polémique a fait rage, car elle s’est dépigmentée.
C’est vrai qu’il y avait un jury international, qui a choisi selon les critères de Miss Sénégal Nouvelle Vision. Il faut dire qu’elle a gagné peut-être parce qu’elle s’exprimait mieux que les autres; il y a aussi la culture générale qui joue. On ne peut pas choisir une fille belle et bête. Après, nous avons découvert qu’elle s’est dépigmentée, mais ça arrive. Nous sommes des êtres humains et on peut faire des erreurs. Mais nous n’allons pas répéter cela.

Mais est-ce que cela n’a pas chamboulé l’agenda culturel de la Miss Sénégal Nouvelle Vision ?
Non, le problème, c’est parce qu’elle n’a pas respecté les règlements. On peut choisir une Miss qui n’est pas digne de représenter son pays. Quand la Miss veut être indépendante de son comité, c’est qu’elle veut se gérer elle-même ; donc nous nous faisons que la regarder. C’est clair. Nous avons des règlements, nous avons des propositions de contrats et nous avons aussi la carrière de la Miss à gérer. Mais elle veut être indépendante ; donc on ne peut pas forcer la main à une fille qui ne veut pas.

Finalement vous vous êtes retournée vers la première dauphine ?
Oui bien sûr. Ce n’est pas facile parce que je devais faire travailler la Miss, mais je me rabats sur la première dauphine. Cela peut créer des polémiques. Elle fréquente des endroits avec des tenues indécentes ; donc elle n’est pas naturelle et elle ne représente pas le Sénégal. Elle n’est pas une bonne ambassadrice de la beauté sénégalaise, parce que la beauté seulement ne suffit pas ; il faut aussi rester correcte et respecter les règles du comité d’organisation. C’est la raison pour laquelle nous avons travaillé avec les autres Miss. Nous avons quatre dauphines, donc ce n’est pas elle seule la Miss.

Quelle solution préconisez-vous pour l’année prochaine ?
D’abord nous allons faire venir un spécialiste de la peau pour voir si les filles sont naturelles. Quand on représente le Sénégal au niveau international, il faut être naturel, donc on n’a pas besoin de tricher.

Quelles sont vos perspectives ?
Notre objectif est de promouvoir la destination Sénégal. Ces filles doivent être des ambassadrices de la promotion touristique. Nous allons exposer nos sites touristiques. Pour cette année, nous avons des projets très ambitieux et nous attendons une forte délégation de la Bretagne. L’autre chose, cela fait plus de 30 ans que le Sénégal ne participe plus à Miss Univers et ça ce n’est pas normal, parce que les autres pays de l’Afrique y participent. Donc en mars 2018, nous allons renouveler la licence qui était expirée depuis 30 ans. A ce propos d’ailleurs, je lance une nouvelle fois un appel aux autorités du ministère du Tourisme, parce que le budget est conséquent et nous avons besoin de l’appui de nos autorités. Je veux aussi renforcer le comité, parce que j’avais reconduit celui de Moise Ambroise Gomis. Nous avons besoin des représentants du ministère du Tourisme pour mieux vendre la destination Sénégal à travers Miss Sénégal Nouvelle Vision.

Justement en parlant de cette promotion touristique, vous avez une candidate «thématique» qui est Miss Sine Saloum, Est-ce que vous pouvez revenir sur ça ?
Je remercie Lionel et Léna, qui sont les promoteurs de cet événement qui est indépendant de Miss Sénégal. On a réussi la soirée et on a choisi la Miss. Mais je trouve que l’on ne peut faire vote du public et vote du jury. Parce que le public peut voter sur la base des relations parentales ou autres. De ce fait, nous avons choisi une Miss qui n’avait pas tous les critères. La taille de la Miss est de 1m 72 et c’est la taille minimum, alors qu’il y avait de très belles filles beaucoup plus élancées que la Miss. Je suis déçue du choix. Je ne peux faire participer la Miss Sine Saloum à la finale de Miss Sénégal et elle ne peut pas représenter Fatick et Kaolack. Mais on peut repêcher les autres qui ont les critères de sélection. Donc, nous avons en ligne de mire la première dauphine, mais je n’ai pas encore décidé de l’intégrer à la finale.

Quel est le budget de l’organisation de Miss Sénégal ?
Le budget est dans l’ordre de 200 millions de F Cfa. Pour l’instant, on est en train de chercher encore des partenaires pour boucler ce budget. Je lance un appel à la Première dame de la République parce que c’est l’image du Sénégal.

Propos recueillis par Samba Thiam

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