C’est une des mesures phares sorties des assises de la filière de la Boulangerie tenues les 18 et 19 décembre derniers. Le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des PME (Petites et Moyennes Entreprises) a brandi un arrêté interdisant la vente du pain dans les boutiques. Une décision d’Alioune Sarr qui bouleverse la quiétude des boutiquiers vendeurs de pain. Car, selon les concernés interrogés par PressAfrik, une telle décision engendrerait de grosses pertes avec une baisse considérable de leur chiffre d’affaires. Du coté des clients, la situation pourrait entraîner un calvaire surtout pour ceux qui sont pressés de rallier leur lieu de travail. Reportage…

est peu de le dire. La question concernant l’interdiction de la vente du pain occupe la pensée de bon nombre de boutiquiers. A la Sicap Liberté 3, les concernés qui listent leurs inquiétudes par rapport à la mesure, parlent « d’une véritable catastrophe ».

Gérant d’une boutique sise au niveau du Rond-point Jet d’eau, Abdourahmane Diallo va jusqu’à prier pour que cette décision ne soit pas définitive. Il faut dire qu’il est plus qu’ « inquiet ».

« La décision du gouvernement d’interdire la vente du pain dans les boutiques ne nous arrange en aucun cas. Cette situation nous inquiète vraiment. Une fois que cette décision sera définitive, nous allons subir les conséquences, nous les boutiquiers », prévient-il. Allant plus loin, le professionnel indique que cela n’arrangera pas non plus les citoyens qui ont l’habitude d’acheter leur pain quotidien chez lui.

« Le pain nous permet d’épuiser nos pots de chocolat ainsi que nos paquets de beurre et tout ce qui va avec. Ce qui ne sera plus possible avec cette catastrophe si nous ne vendons pas du pain. Comment, allons-nous faire pour finir nos stocks de mayonnaise ? », s’interroge-t-il, annonçant que l’application d’une telle mesure serait une véritable perte pour tous les boutiquiers du Sénégal.

Vêtu d’un pantalon beige assorti d’un t-shirt de couleur bleue foncée, ce jeune guinéen qui a requis l’anonymat, est du même avis que son collègue susmentionné. Contre la mesure, il pousse un cri du cœur. Au bord des larmes, il soutient que le gouvernement ignore le vécu des Sénégalais, renseigne Pressafrik.

 

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