Les élèves de l’école de Adja Mame Yacine Diagne, du Plateau, n’oublieront pas de sitôt ce vendredi 9 mars 2018. Ce vendredi, suite à la marche de l’opposition du pouvoir en place dans notre pays, les forces de l’ordre dans l’optique de disperser les marcheurs, je suppose, ont jeté des gaz lacrymogènes dans l’enceinte de l’établissement, ce qui a conduit à l’affolement des élèves et au transfèrement de certains d’entre eux à l’hôpital. Une situation qui interpelle chaque citoyen sénégalais pour qu’ensemble, nous disions, non ! on ne touche pas à nos enfants.

Des lacrymogènes dans une école, mais on est ou là ? Aidez-moi à comprendre ce qui se passe dans notre pays. C’est du je m’en foutisme pur. Du je m’en foutisme qui, je ne le souhaite pas, s’il entraine l’irréparable, on dira que c’est la main de Dieu, le destin ‘’aka sonu’’.

Non, non, non, il est temps que nos politiciens, nos gouvernants, nos décideurs se ressaisissent. Rien ne vaut de mettre en jeu la vie d’innocents enfants. Qui se sont levés tôt le matin après avoir été préparés par leurs parents, rêvant d’un avenir meilleur pour eux, afin de se rendre à l’école.

Ils sont allés chercher du savoir à l’école pour bien s’occuper de la nation une fois que ces énergumènes décident de partir, pour recevoir des gaz lacrymogènes, comme des voyous. C’est inadmissible et écœurant. Ces malheureux enfants auront la psychose de se rendre à leur école les jours à venir.

Arrêtez de faire peurs à nos enfants. Arrêtez de vous en prendre à nos enfants, de les tuer, de les violer.
Vous ne pouvez pas s’occuper d’une fine partie de leur avenir, qui est étroitement liée avec l’éducation qu’ils reçoivent à l’école à cause des grèves incessants des enseignants, alors pour l’amour de Dieu, l’unique chose que nous partageons, j’image, arrêtez de vous en prendre aux enfants.

Dirigeants, opposants, décideurs, organisation de la société civile, il est plus que temps pour vous de faire une pause pour bien observer vos gestes à notre encontre. C’est désolant. C’est les Sénégalais qui font du mal aux Sénégalais.

Il y a point d’essayer de savoir ou de justifier ce qui s’est passé. Des gaz lacrymogènes ont atterri dans une école, ce qui ne devait pas se produire, c’est tout. Comment peut-on lancer des gaz lacrymogènes dans une école, lieu de culte, maison…. Ça c’est une question de respect comme on ne peut pas évoquer les autres aspects, vu que personne n’en fait usage.

Savez-vous qu’après votre acte ignoble, des enfants ont été transportés à l’hôpital, au moment où les autres sont restés apeurés courant de toutes parts avec les larmes aux yeux, pour trouver une sortie ou un secours, mais ceux qui devaient les secourir, sont ceux qui sont en train de les maltraiter.

Ce qui me révolte encore dans cette situation, est, pourquoi n’avoir avisé le corps enseignants qu’il y aura d’éventuels troubles pour qu’ils en avisent aux parents afin que ces derniers retiennent leurs enfants à la maison. Décidément, le Sénégalais ne respecte pas le Sénégalais.

Oh mon cœur va mal, mon pays va mal, on est mal dirigés pour ne pas dire ‘’qu’on n’a pas de dirigeants’’.

Il n’y a plus de sécurité pour ces mômes qui sont violés, tués, décapités, parce que point d’agent de sécurité pour veiller sur eux.
Ils n’ont plus d’école pour apprendre parce que les enseignants se font rares dans les classes.

Il n’y a plus de bonne prise en charge sanitaire, les hôpitaux laissent parfois ces enfants mourir dans l’agonie.

Que voulez-vous de nos gamins. Si cela continue ainsi il y aura point de femme qui voudra donner naissance à un innocent pour qu’il soit violenté, tué.

Pour qu’il soit trouvé loin de la protection de ses parents, entre les quatre murs de l’école pour recevoir des gaz lacrymogènes de la part des personnes majeures et vaccinées.

Je suis écœurée, triste peinée, je ne peux qualifier mon ressentiment.

Non ! On ne touche à nos enfants.

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