Le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel, en collaboration avec le ministère de l’Agri- culture du Sénégal, a organisé, ce mercredi, à Dakar, un atelier de partage et de validation du rapport de validation de l’étude sur la stratégie pastorale. Des experts sénégalais en la matière ont expliqué la contribution de notre pays dans cette étude régionale pour la promotion du pastoralisme. Le CILSS a commandé une étude pour la préparation d’une stratégie régionale pour la promotion du pastoralisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Cette stratégie complète et renforce les outils existant tant au plan national que régional et offre un cadre d’interventions harmonisées pour toutes les actions de promotion et de valorisation des ressources pastorales. A cet effet, le CILSS a envoyé un appui catalytique au Sénégal pour la réalisation de l’état des lieux (appui à la collecte des don- nées, secrétariat et reproduction de document, organisation de l’atelier de validation). Le colonel Aliou Diouf, représentant du CILSS a expliqué le sens de l’étude. Selon lui, le Cils agit au niveau des 17 Etats de la CEDEAO et son objectif principal c’est d’atténuer les effets néfastes de la sécheresse et leurs impactes toujours néfastes sur les populations. «Pour atténuer ces effets, il faut commencer par la population la plus vulnérable, les agropastoraux, c’est-à-dire les populations vivant en milieu rural. Sur ce, il faut qu’ils aient à manger. Pour qu’ils aient à manger, il faut qu’ils soient résilients et pour qu’ils soient ré- silients il faut qu’on gère bien les terres. Et la gestion durable des terres, on ne peut pas en parler sans parler de pastoralisme. Vous savez quand vous faîtes une surcharge animale sur un écosystème, vous déséquilibrez cet écosystème. Et quand l’écosystème est dés- équilibré, la terre est dégradée. Une terre dé- gradée n’a plus aucune utilité et ne peut plus produire. C’est pour ça qu’on met l’accent sur la promotion du pastoralisme pour ne pas maintenant dégrader l’écosystème sahélien qui est comme vous le savez, très fragile.» Alioune Ndiaye, consultant économique, a aussi donné des explications. «Cet atelier a consisté à présenté la stratégie nationale pour la promotion de l’élevage et du pastoralisme en guise d’élaboration de la stratégie régionale du CILSS. Nous avons pu mettre en avant le contexte dans lequel s’inscrit l’activité d’éle- vage dans une écologie peu favorable. Même si la croissance des effectifs animaux est assez satisfaisante, le contexte sociopolitique a été davantage marqué par une priorité accordée à l’activité agricole. Nous avons pu noter une certaine évolution de l’activité pastorale davantage vers une sédentarisation, une volonté de sédentarisation émanant des autorités publiques. Mais la mobilisation pastorale demeure toujours la stratégie traductive», a analysé Monsieur Ndiaye.

Coumba Ndoffène Diouf

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