C’est ce mercredi que s’ouvre à Dakar le premier procès pour terrorisme au Sénégal. Les mis en cause : Imam Aliou Ndao et 31 autres personnes. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités terroristes par menace et complot d’apologie du terrorisme et financement du terrorisme en bande organisés. Ils seront présentés devant la Chambre criminelle spéciale.

Pour Vox Populi, le procès sera renvoyé à cause des exceptions de nullité de la procédure que ne manqueront pas de soulever la cinquantaine d’avocats de la défense constitués.

Cette affaire a été déclenchée il y a deux ans. Tout est parti d’une publication sur Facebook d’un nommé Abou Hamza Ndiaye. C’était le 7 juillet 2015. Il poste des photos de Sénégalais supposés morts en Libye aux côtés de troupes islamistes. Et, selon les enquêteurs, il se livre à l’apologie du terrorisme et profère des menaces contre le Président Macky Sall.

D’après Vox populi, qui a consulté les procès-verbaux des enquêteurs, la Division des investigations criminelles (Dic) a suivi la piste de la publication. Celle-ci mène à Abou Diokhané, un Sénégalais arrêté en Libye pour terrorisme présumé et renvoyé au Sénégal. Il ressort de l’enquête que Diakhané fréquentait le daara de l’Imam Ndao, qui prônait un «djihad non violent» et plaidait pour l’instauration de la charia au Sénégal.

Imam Ndao s’était inscrit sur le forum des combattants djihadistes, d’après les enquêteurs. Qui assurent avoir retrouvé à son domicile des vidéos et textes de propagande extrémistes de l’Etat islamique, deux disques durs externe, une tablette de marque Max West, 5 téléphones portables, un pistolet de calibre 22, un chargeur vide, 8 cartouches de calibre 12 mn, un vidéo projecteur, deux imprimantes de marque HP, notamment.

Il est également mentionné dans les PV que la perquisition au domicile de l’imam Ndao a permis de retrouver aussi une lettre attribuée à Makhtar Diokhané, trois seringues dont deux déjà utilisés, trois extraits de journaux relatifs à l’Etat islamique et à Boko Haram, une caméra, une serviette contenant des documents et plusieurs photocopies de cartes d’identité nationales ainsi que deux dictaphones.

La Dic a fini par se faire une religion : Imam Ndao et Cie avaient pour ambition de créer une filiale de Daesh au Sénégal avec comme base de repli la Casamance, la Guinée et la Gambie. Vrai ou faux ? La justice tranchera.

Senegal7.com

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