L’affaire qui a défrayé la chronique jusqu’à provoquer la démission du ministre Mame Mbaye Niang a tous les airs d’une collusion d’intérêts pas si orthodoxes que ça, avec d’une part, les «affinités» entre Mame Mbaye Niang, la journaliste, Maïmouna Ndour Faye du cabinet de Conseil et de de communication 3M Universel, et Locafrique sur fond de facture non datée, non signée et sans cachet.

Sans oublier d’autre part, des fautes de gestion présumées incriminées à Mamina Diaffé en raison du non-respect des procédures du code des marchés publics et des règles d’exécution de la dépense publique conformément à l’article 57 de la loi organique sur la Cour des Comptes. L’audit interne et hiérarchique obtenu par Leral.net, révèle les dessous de cette affaire rocambolesque.

Mame Mbaye Niang a été cité dans le scandale financier concernant le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), une structure rattachée au ministère de la Jeunesse qu’il dirigeait avant d’être remplacé par Pape Gorgui Ndong.

Les suspicions fusent de toutes parts. Mame Mbaye Niang avait-t-il les coudées franches pour siffler la fin de la récréation à la première étape du contrôle interne ?

Mais, de quoi il s’agit. Pour assurer plus de visibilité médiatique au Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), un certain Monsieur Mamina Daffé s’était rapproché du cabinet de Conseil et de de communication 3M Universel. Ce cabinet, en contrepartie de prestations exécutées, a perçu la somme de 63.95.000 FCFA.

Mais , ce qui est le plus cocasse, c’est que ce montant lui a été viré sur la base d’une simple facture non datée, non signée et sans cachet.

Collusion entre Mame Mbaye Niang et la journaliste, Maimouna Ndour Faye avec Locafrique ?

Selon les indiscrétions de Leral.net, Madame Maïmouna Ndour Faye, gérante du cabinet de Conseil et de de communication 3M Universel., entendue sur le procès-verbal datant du mardi 20 février 2017, avait soutenu avoir été mise en contact de Locafrique par l’ancien ministre de Jeunesse, Mame Maye Niang…pour des modalités, pratiques de mise en œuvre du plan de communication, retenu à cet effet, et qui devait couvrir Locafrique, le Prodac et Green 2000.

Interrogé sur l’origine de la commande, Maïmouna Ndour a prétendu avoir reçu commande directement de Locafrique, même si, par ailleurs, celle-ci n’a pas fait l’objet d’une formalisation à travers un contrat.

Toutefois, cette allégation de Madame Maïmouna Ndour a été contestée par Monsieur Khadim Bâ, Directeur général de LOCAFRIQUE. Rappelons que, créé en 1977, la Compagnie Ouest Africaine de Crédit-bail, LOCAFRIQUE, est la première institution financière spécialisée dans le leasing au Sénégal.

Ce qui est le plus frappant dans le scandale du PRODAC, c’est que la requête formulée auprès de 3M universel, n’a reçu jusqu’ici aucun élément justification de l’effectivité des prestations prétendument réalisées.

Par conséquent, il a été recommandé la restitution par Locafrique des 63.950.000 Fcfa payés au cabinet 3M Universel, en raison non seulement, de l’absence de justificatifs, mais également de l’inéligibilité de cette dépense, à la convention de financement qui le lie à l’Etat.

Manifestement, il y a une flagrante absence de formalisation du lien contractuel, puisque aucun contrat formel n’a été conclu entre le Prodac et le cabinet 3M universel relativement à la pris en charge du volet communication.

La faiblesse des justificatifs produits à l’appui de la demande de paiement pour la rémunération des prestations exécutées, le cabinet 3M Universel n’avait qu’une simple facture non datée, non signée.

C’est pourquoi, Monsieur Mamina Diaffé devrait incessamment être traduit devant la Cour des comptes, pour faute de gestion, en raison du non-respect des procédures du code des marchés publics. Et des règles d’exécution de la de la dépense publique conformément à l’article 57 de la loi organique sur la Cour des Comptes.

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