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Le président de la Commission nationale de réforme foncière, le professeur Moustapha Sourang, a présidé ce lundi l’atelier de validation du document de politique foncière. A cette occasion, il a rappelé que l’objectif de la Réforme «est d’apaiser le Sénégal, d’apaiser le climat foncier pour que le Sénégal arrive à travailler en paix et dans la stabilité».

«Cette réforme est l’une des plus importantes de ce pays. J’ai eu l’occasion de participer à un grand nombre de réformes. En tant qu’ancien doyen de la faculté de Droit de l’Ucad et en tant que juriste, j’ai vu beaucoup de réformes. Mais cette présente réforme aura un impact sur le vécu des Sénégalais des profondeurs et sur les acteurs économiques. C’est une réforme qui permet aux banques, aux assurances, aux hommes d’affaires de pouvoir travailler. Aux exploitations familiales, de pouvoir travailler la terre. C’est une réforme considérable qui va impacter l’économie pour stabiliser beaucoup de personnes», a soutenu l’ancien doyen de la faculté de Droit de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Après avoir fait le tour du Sénégalais pour s’enquérir de la situation foncière, Moustapha Sourang donne des chiffres étonnants : «95% des terres de ce pays ne sont ni dans le commerce juridique, ni dans le commerce des Sénégalais. Les Sénégalais ne sont pas propriétaires au sens juridique du terme de leur propre terroir du Sénégal. Sur 14 millions d’habitants, nous n’avons que 150.000 titres fonciers. Tout le reste, c’est des permis précaires. Cela montre à quel niveau il y a nécessité de faire une réglementation. C’est donc un manque à gagner économique important», informe le président de la commission chargée de la réforme foncière.

Il explique que pour la préparation du document final de la réforme foncière sur lequel va se baser la future législation foncière, il a tenu 118 réunions avec les acteurs et rencontré, 38.000 personnes. Nous avons un consensus provisoire majoritaire», informe le professeur Sourang.

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