L’écho des déclarations choc du chef de l’État sur des footballeurs « mal élevés » et qui auraient besoin de « musculation du cerveau » continue de résonner dans l’univers du ballon rond. Au point que le d’habitude si frileux Zizou a donné son avis sur l’affaire en conférence de presse.

C’est un événement. S’il y a bien une chose que Zinedine Zidane n’a pas faite durant sa carrière, c’est, contrairement à d’autres champions du monde 1998 ou d’autres joueurs de son rang, de parler politique. Seule exception, tout de même, l’élection présidentielle 2002 où le n° 10 des Bleus avait évoqué le second tour entre Jacques Chirac et « l’autre », pour parler de  Jean-Marie Le Pen, et appeler les Français à aller aux urnes. Depuis, plus rien. Du moins depuis ce lundi… Car en conférence de presse avant le match de Ligue des champions de mardi entre le Real Madrid et Legia Varsovie, celui qui est désormais entraîneur du club merengue a été invité par les journalistes à réagir aux propos de François Hollande, rapportés dans le livre « Un président ne devrait pas dire ça… »

 »Ces mots ne me plaisent pas. Oui, ces paroles me dérangent »

Et, un peu contre toute attente quand même, Zizou a lâché : « Ces mots ne me plaisent pas. Oui, ces paroles me dérangent. Il faudrait toutefois savoir ce que le président a dit exactement. Mais tous les propos utilisés en général par les politiques sur les footballeurs ou sur un joueur en particulier me gênent. Je ne partage pas ces opinions ». Et quant à l’idée soumise d’en parler directement avec le président de République, celui que la France voulait placer à l’Élysée un soir de juillet 1998 décline : « Il a beaucoup de travail et moi aussi ».

Le président prend un carton rouge pour ses propos sur les footballeurs

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